Les Grands Projets Québécois - Le Métro de Montréal

8 septembre 2013

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Documentaire québécois.
Le métro de Montréal est un moyen de transport public géré par la Société de transport de Montréal (STM), organe de l'agglomération de Montréal. Il a été inauguré le 14 octobre 1966, durant le mandat municipal du maire Jean Drapeau. À son inauguration, le réseau ne comprenait que 26 stations réparties sur trois lignes. Il y a aujourd'hui 68 stations sur quatre lignes, donnant un total de 71 km de longueur (60,85 km avant l'extension vers Laval). Il dessert le centre et l'est de l'île de Montréal, une station débouche à Longueuil sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent et trois stations desservent la ville de Laval, en banlieue nord, depuis le 28 avril 2007.

Ce plan réutilise plusieurs des études antérieures et prévoit quatre lignes creusées dans le roc sous le centre-ville vers les secteurs les plus peuplés de la ville. La ligne principale, ou numéro 1 (ligne verte), doit passer entre les deux plus importantes artères marchandes, soit la rue Sainte-Catherine et la rue Sherbrooke, plus ou moins sous le boulevard de Maisonneuve. Elle doit s'étendre entre l'ouest anglophone, à la station Atwater, et l'est francophone à celle de Frontenac. La ligne 2 (ligne orange) passera du nord de la ville, à partir de la station Henri-Bourassa, et descendra vers le centre des affaires à la station Bonaventure. La construction de ces deux lignes débute donc en mai 1962 sous la supervision de Lucien L'Allier, le père du métro, et se termina en octobre 1966. Le service est inauguré graduellement à mesure que les stations sont disponibles.
Une ligne numéro 3 est planifiée. Elle devait emprunter la voie de chemin de fer du Canadien National qui part du centre-ville et passe sous le mont Royal pour atteindre la banlieue nord-ouest de Cartierville. Contrairement au deux lignes précédentes, elle devait être en partie en surface. Les négociations avec le CN piétinaient au même moment que Montréal était choisie en novembre 1962 pour tenir l'exposition universelle Expo 67. Devant faire un choix, la ville décida de s'attaquer en priorité à la ligne numéro 4 (jaune) qui doit relier Montréal aux banlieues de la rive sud selon un plan similaire à celui de 1910.
L'administration demande à ces dernières laquelle sera intéressée et c'est Longueuil qui obtient le lien. Cette ligne passera donc de la station Berri-de-Montigny, point de jonction des lignes un et deux, à celle de Longueuil. On ajoute un arrêt au site d'Expo 67, construite sur deux îles de l'archipel d'Hochelaga dans le fleuve. Elle est terminée juste à temps pour l'ouverture de l'exposition en avril 1967. Fait intéressant, la station se trouve sur l'île Sainte-Hélène qui fut massivement agrandie et consolidée avec plusieurs îles avoisinantes (dont l'île Ronde), à l'aide du remblai excavé lors de la construction du métro. L'autre île, Notre-Dame, fut construite à partir de zéro avec le même matériau.
La ligne trois ne fut jamais construite mais le numéro n'a jamais été réutilisé. En effet, la ligne de chemin de fer était déjà utilisée pour un train de banlieue vers la rive nord du fleuve à Deux-Montagnes. Elle a été entièrement refaite au début des années 1990 et est devenue officieusement la ligne prévue. La ligne suivante construite portera donc le numéro 5 (ligne bleue).

En 1970, la Communauté urbaine de Montréal (CUM) est créée. Il s'agit d'un regroupement des municipalités qui occupent l'île de Montréal et dont la ville est le plus gros participant. La raison d'être de la CUM est de fournir des certains services normalisés au niveau régional et l'un de ceux-ci est le transport. La Commission de Transport de la CUM est donc créée en même temps. Elle fusionne toutes les compagnies de transport de l'île et deviendra en 1985, la Société de transport de la communauté urbaine de Montréal (STCUM). Elle sera le maître d'œuvre des prolongements du métro qui ne se limiteront plus au seul territoire de la Ville de Montréal de cette époque.

Le métro de Montréal est reconnu pour son architecture et son art public. Chaque station, conçue par un architecte différent, devait être d'un style particulier. Certaines stations sont près de la surface et d'autres très en profondeur ce qui donne des quais, des entrées et des couloirs d'accès ayant des volumes variés. Plusieurs de ces stations sont des exemples importants d'architecture moderniste, et plusieurs choix architecturaux, généralisés à l'ensemble du réseau, sont fortement inspirés du style international.